Les danses médiévales

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Les danses médiévales sont relativement mal connues, ayant laissé peu de traces écrites. Si quelques chroniques du temps en parlent, aucune ne les décrit, de sorte qu’il est aujourd’hui quasiment impossible de savoir comment elles se dansaient.

Le code du système musical occidental appelé solfège s’est développé au Moyen Age. Le tout premier système de notation basé sur les notes de la gamme moderne Do-Ré-Mi etc, élaboré par Guido d’Arezzo (moine bénédictin italien) ne représentait que quatre lignes :

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Guido Van Arezzo

Exemple de notation musicale religieuse en usage en Italie au XIVe siècle.

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Portée médiévale

Parmi les danses dont les noms sont parvenus jusqu’à nous, citons :

  • la Carole, terme générique
  • l’Estampie (XIIIe siècle)
  • le Branle (XIVe siècle)
  • le Saltarello (XIVe siècle)
  • la Tresque (XIVe siècle)
  • la Basse Danse (fin du XIVe siècle)
  • la Tarentelle (XVe siècle)

Carole

Certainement la forme de danse la plus répandue au Moyen Age. Elle est occupe une place importante dans les noces, les tournois, bref toutes les occasions importantes. La carole se présente généralement sous forme de chaîne ouverte ou fermée. L’initiative de commencer la carole appartient aux femmes, et ce sont elles qui chantent pour mener la danse. Les caroles accompagnées aux instruments de musique sont plus rarement attestées.

Branle

L’un des pas constitutifs de la basse danse ainsi que le nom d’une famille de danses dont l’origine remonte aux rondes du Moyen Age.
A la Renaissance, les branles se diversifient et désignent un ensemble de danses collectives en chaîne ouverte ou fermée, progressant latéralement à gauche. Ils utilisent principalement deux « pas de base » : le double et le simple. En 1589, Thoinot Arbeau décrit les branles dans son traité ‘’Orchesographie’’.

Saltarello

C’était une danse joyeuse et vivante, nommée a partir d’un de ses pas particulier, d’après le verbe italien saltare (sauter).

Tresque

Une danse en chaîne originaire d’Italie. On prétend qu’elle est à l’origine de la farandole.

Basse danse

Une danse de bal, de couple, lente et majestueuse, d’où son nom de danse basse, par opposition à la danse haute, plus vive et sautillante. Elle apparaît dans les cours européennes au début du 15ème.

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Basse danse

Tarentelle

Originaire d’Italie du sud, cette mélodie particulièrement vivante accompagne une danse entrainante et joyeuse. Elle était jouée au cours de cérémonies qui pouvaient durer des journées entières, afin de guérir ceux que l’on croyait être victimes de la morsure d’une araignée, la tarentule.

Bibliographie

  • Manuscrit des basses danses de Marie de Bourgogne : l’original se trouve à la Bibliothèque royale de Belgique, manuscrit 9085.
  • Ernest Closson, Le manuscrit dit des basses danses de la Bibliothèque de Bourgogne, Bruxelles, Société des Bibliophiles et Iconophiles de Belgique, 1912. Réimpression Genève, Minkoff, 1976 (réimpression anastatique numérotée et commentaires).
  • Les basses danses de Marguerite d’Autriche - Das Tanzbüchlein der Margarete von Österreich, Graz, Akademische Druck- und Verlagsanstalt, 1988 (réimpression anastatique et commentaires, sous coffret numéroté).
  • Sensuit lart et instruction de bien dancer, Paris, Michel Toulouse, vers 1496. Réimpression dans le Dossier basses-dances, Genève, Minkoff
  • Victor Scholderer, L’art et instruction de bien dancer, Londres, Royal College of Physicians, 1936.
  • S’ensuyvent plusieurs basses dances, Lyon, Jacques Moderne, vers 1535. Réimpression dans le Dossier basses-dances, Genève, Minkoff, 1985 Thoinot Arbeau, Orchésographie, et traicté en forme de dialogue, Langres, Jehan des Prez, 1589. : Langres, Dominique Guéniot, 1988.